A propos de ...

Janvier 2007 : Edito 1


Bonjour à tous,


L’année 2007 s’annonçant chargée en évènements, à commencer par les élections présidentielles, j’ai décidé d’ouvrir mon blog afin d’y glisser quelques idées qui je l’espère, amèneront certains à réagir et à débattre. Etant donné que la lecture de la presse est un de mes plaisirs quotidiens et que par la suite, je refais le monde plusieurs fois dans la semaine (et oui, des restes de nostalgie de ma période estudiantine …), je vais désormais m’y mettre en direct sur un blog. En effet, une campagne présidentielle est le moment de s’intéresser à la vie de son pays (et d’ailleurs également). La curiosité n’est-elle pas un des plus beaux défauts ?


N’hésitez pas à poster remarques et commentaires : ils seront les bienvenus.


A bientôt,


Marc

retour de l'édito

Novembre 2007 : Edito 2 ...

Après un démarrage un petit peu sportif, difficile de tenir le rythme et de poster régulièrement. Un peu comme un enfant qui vient de trouver un nouveau jouet et abuse (en toute logique) des bonnes choses avant de s'en lasser.

Vous pourrez constater une légère pause effectuée pour me remettre de mes émotions. Là, ça va, je suis bien reposé.


Au vu des quelques messages que j'ai reçus, dont certains encore récemment, j'ai eu envie de me remettre à commenter quelques bouts d'actualité.

Je vais donc essayer de repartir sur des bases un peu plus saines et raisonnables, à savoir quelques messages par mois. Ce qui ne vous empêche bien évidemment pas de commenter et de m'écrire ...

Présentation

Lundi 31 décembre 2007



Encore une victoire de canard. Nous avons pu constater toute la puissance dudit journal la semaine dernière. Révélation du scandale de l'appartement de Jean-Paul Bolufer le mercredi 19, démission jeudi 20, débrieffing du limogeage dans le canard suivant le 26 décembre. Propre et efficace. Plus efficace en tout cas que pour Hervé Gaymard, qui avait bien mis 9 jours et 2 canards avant de démissionner pour un abus équivalent pris la main dans le sac (niveau 4 sur l'échelle de la Mairie de Paris, 2 sur l'échelle de Pasqua).

Inutile de revenir sur le scandale de l'appartement de Jean-Paul Bolufer. Ce qui est encore plus agaçant est qu'il semble avoir un vrai goût pour faire la morale, tant sur les sujets de l'avortement, contre lequel il est farouchement opposé, que pour fustiger les malotrus qui profitent indûment et généralement impunément d'une habitation à loyer modéré. Son édifiante déclaration du mois de novembre 2007 où il s'indigne du "scandale" quant à ces appartements a été repris dans les médias. Elle ne le sera jamais assez tellement elle est collector.

Cette histoire me fait m'interroger sur deux points précis :


- Comme il l'a lui même dit, "je ne suis pas le seul". Combien de personne profitent ainsi d'un logement attribué ces 25 dernières années à un prix aussi scandaleux que celui dont bénéficiait M Bolufer ? Quelle est l'ampleur de l'abus de HLM ?


- Se faire démissionner est certes une sanction. Mais en quoi est-ce une sanction quand M Bolufer garde son salaire de 7500 euros mensuels à vie (de mémoire) et qu'il pourra donc désormais louer un appartement au même titre que tous les citoyens normaux qui ne profitent pas de leurs amitiés pour louer moins cher ?
La sanction est donc de revenir à la normalité. Il perd un poste de directeur de cabinet ministériel mais étant fonctionnaire, il aura toujours un poste et un appartement (au prix normal).

La question est donc valable également pour Hervé Gaymard ? Qu'est-il devenu ?

La sanction me paraît bien faible pour ce minable moralisateur qui n'a même pas eu la conscience de démissionner tout seul comme un grand avant qu'on ne lui annonce qu'il allait effectivement démissionner ....
Par Marc - Publié dans : Politique
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Vendredi 28 décembre 2007
Dans la famille "ça sent le roussi", un nouvel indicateur, subtil, mais indicateur tout de même.

J'espère n'apprendre à personne que les finances publiques françaises sont moribondes. Tout le monde a certainement déjà entendu parler de la dette de la France mais peu, me semble-t'il, réalisent l'ampleur des dégâts.

Je ne peux m'empêcher de penser très régulièrement à la lecture de la presse "et oui, encore la dette de la France". Il me semble déceler de nombreux signaux voulant dire qu'un jour, ça ne passera pas.

Le dernier en date, du Canard Enchaîné de la semaine dernière, édition du 19 décembre. Un tout petit article page 2, intitulé "La demande du fisc". Il illustre tout à fait le minable politique ambiant et l'absence de courage d'un gouvernement pour, sans oser demander la résolution des problèmes, expliquer toute la gravité de la situation.

Le Conseil national de comptabilité a pris une décision : interdiction de provisionner les honoraires d'experts comptables et de commissaire aux comptes, comme cela se faisait jusqu'alors. Cette mesure n'a d'autre effet que de décaler un paiement annuel certain. Ce décalage temporel rapportera 2 milliards au fisc. Mais une seule fois. C'est une non-mesure. Le gouvernement est donc en train de gratter dans tous les recoins afin d'améliorer légèrement les comptes de fin d'année.

Ceci prouve premièrement que les caisses du Trésor public son exsangues. Il n'y a pas la moindre raison pour laquelle l'état des caisses pourrait être différent l'an prochain. Sauf que ce type de mesure, scandaleuses, n'apportera à l'évidence aucune solution. Jolie fuite en avant.

Rappelons nous, dans la même catégorie "j'améliore fictivement les comptes", le milliard exigé en novembre à EDF au titre  de son statut semi-public, de paiement fiscal anticipé ....



Par Marc - Publié dans : Dette de la France
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Mercredi 12 décembre 2007

Le passage remarqué et largement commenté du Colonel Kadhafi à Paris m'amène à faire à mon tour quelques remarques.


Il semblerait que nous assistions au retour triomphal d'une phase de bonne grosse realpolitik à l'ancienne. Le soutien plus ou moins affiché à un dirigeant peu respectable sous bien des aspects se trouve imparablement justifié par des contrats se chiffrant en dizaines de milliards d'euros, immédiatement traduits en terme d'emplois en France et de réduction du déficit commercial.


Plus que de la realpolitik, ça serait presque de la realpolitik assumée. S'il n'y avait pas eu quelques grands discours humanistes et empreints de valeurs universelles telles que les droits de l'homme en ce début d'année. Je cite : "Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats". Quelle envolée lyrique fallacieuse. Et si, elle fait gagner des contrats.

Je veux par là désigner le "j'ai changé", discours d'investiture UMP en janvier ainsi que quelques discours présidentiels de mai 2007. De mémoire, je me rappelle de l'excellent "nous allons sauver l'Afrique de l'excision" et, du même acabit "je ne veux être le complice d'aucun dictateur ". Et j'en passe.

Pour le very best of Realpolitik de ces derniers mois :

  1. Lors du passage en Chine, un petit tacle à Taïwan, passé relativement inaperçu, qu'Hu Jintao a commenté en direct (20 milliards de contrats).
  2. "Bravo Vladimir pour ces élections que tu as brillamment gagnées" (pas de contrats, il s'est fait avoir).
  3. "Viens avec ta tente Mouammar" suivi de "prend quelques jours Rama, tu m'as l'air fatiguée" (10 milliards de contrats, peut mieux faire).

L'idée n'est pas ici de fustiger la realpolitik comme concept. L'art délicat de ne pas trop transiger sur ces principes tout en faisant le nécessaire pour son Etat et son camp lorsque l'on est un dirigeant est bien plus compliqué à analyser que "valeurs = bien, toujours" et "dictateur = paria" pour les humanistes et l'inverse pour les realpolitikeurs.

C'est le grand-écart, le gouffre, qui sépare les discours d'intronisation de Sarkozy et les faits actuellement, à l'instar du discours sur la méritocratie. Sarkozy se voyait mettre un terme au népotisme institutionnel et nos meilleurs spécialistes cherchent encore les compétences et talents de Rachida Dati qui permettraient de justifier le traitement de faveur dont elle jouit au sein du gouvernement. Passons.

J'ai du mal à comprendre la stratégie politique de Sarkozy, qui consiste à annoncer la fin de la méchante realpolitik tout en y revenant en klaxonnant debout sur un tabouret. Soit je ne comprends pas, soit il faut que j'ajoute une dose de cynisme au personne qui nous prend manifestement pour des boeufs atrophiés amnésiques. Se disant que quand bien même quelques guignols pointeraient cette incohérence (inconsistance ?) manifeste, elle sera bien vite oubliée de l'ensemble de français, à qui "eh oh, 10 milliards !" suffira pour toute explication ....



Par Marc - Publié dans : Politique
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Mardi 4 décembre 2007
Un titre du monde d'hier m'a particulièrement interpelé : "L'Etat vend 2,5 % des actions EDF pour financer les universités". J'y adjoindrais bien "Un couple vend son armoire pour payer ses repas au restaurant" puis "une entreprises cède ses locaux pour payer sa facture d'électricité".

Il me semble qu'il y a comme une inadéquation entre le mode de financement et l'objet du financement. A savoir la vente d'actifs pour financer une dépense de fonctionnement. Même si c'est pour financer un plan pour les université, dont je ne discuterai pas l'utilité, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse financer ces grandes opérations par la vente d'un actif.

J'ai dans l'esprit que la vente d'un actif tel qu'une partie du capital d'EDF a de vraies conséquences économiques. Qu'une entreprise soit privée ou publique influe largement sur son fonctionnement et sur l'état de l'économie. Le débat est vif entre les privatiseurs et les contempteurs du libéralisme économique, mais le débat porte toujours sur l'efficacité de l'entreprise et sur le service final fourni,
sachant que l'électricité fait partie des services de base que l'on se doit de fournir à une population.

Or là, il ne semble pas que cette vente soit un choix d'efficacité économique, mais juste le choix de la facilité pour trouver un financement rapide. Un peu comme lorsque le gouvernement demande à EDF des versements anticipés pour améliorer les comptes annuels. C'est juste la facilité pour trouver des non-solutions à des problèmes réels.

N'y-a-t'il pas comme un paradoxe à (ab)user de son droit de propriétaire vis-à-vis d'EDF tout en en vendant une partie quelques semaines plus tard parce que ça facilite les choses ?

Et Christine Lagarde de rajouter qu'il reste "de la marge", donnant à peine l'impression que ce type d'opérations est normal pour un Etat. J'imagine tout à fait des manifestations dans lesquelles les revendications inclueraient la cession d'une partie du capital d'EDF pour financer je ne sais quoi.

Si quelqu'un y voit une stratégie économique, qu'il me passe un fax, gouvernement en copie ....

Par Marc - Publié dans : Economie
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Vendredi 23 novembre 2007



Il ne se passe plus une semaine sans que je n'entende parler (d'une manière ou d'une autre) du phénomène facebook. Le plus généralement, c'est un de mes amis qui me fait subtilement remarquer qu'il est tout à fait incompréhensible et anormal que je ne sois toujours pas sur Facebook, alors qu'on s'y amuse tellement. Du coup, je n'ai pas pu me faire régulièrement poker (poquer ?) par l'ensemble de mes facedepotes.



J'ai toujours secrètement pensé que quelque part, ça sentait la pompe à vélo. Si vous venez de ne pas comprendre cette expression, je vous signale au passage que moi pas forcément non plus, mais son sens profond émergera très certainement. Bref, quelque chose cloche et je me disais bien qu'il y aurait forcément une limite à cette frénésie communicationnelle qui te donne l'impression d'être un insipide ringard par le simple fait de traîner les pieds pour aller t'y inscrire. Sans oser pousser l'affront jusqu'à "facequoi ?", ce qui pourrait attirer l'opprobre de toute une rame de métro scandalisée, simplement répondre "non, je n'y suis toujours pas" présente le risque de te voir instantanément rangé dans la case des sombres nazes.



L'engouement massif pour facebook est vraiment intriguant. Un vrai phénomène de société. Je ne compte plus le nombre de fois où j'entends "allez, à demain sur facebook !". Malgré ça, je n'ai jamais vraiment eu envie de m'y inscrire.




Quelques articles du début du mois de novembre m'ont fait sourire, bien que le sujet ne soit pas si divertissant que ça. Les utilisateurs viennent d'apprendre que le fondateur du site propose un nouveau produit publicitaire permettant de cibler les utilisateurs facebook en fonction du profil qu'ils ont eux-mêmes rempli. D'une simplicité remarquable. Apparemment, le système va plus loin : il permettrait également de connaître les achats en ligne effectués par un facebookeur.

Je lis ensuite que Microsoft est rentré au capital du site, ce qui le valorise indirectement à 15 milliards de dollars. Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle somme pour un site qui à l'origine permet de s'échanger des photos et messages entre groupes d'amis ?

Le potentiel d'information concentrée en un site n'a donc pas de valeur, ou plus précisément une valeur difficile à définir, mais certaine. Indépendamment de ce qui sera officiellement fait des informations, cette information existe tout en étant parfaitement localisable. Il est certain que les propriétaires du site auront la tentation de monnayer ces informations ou que certaines entités auront intérêt à faire en sorte de la récupérer, par la négociation, ou techniquement et (plus ou moins) discrètement.

L'annonce de l'utilisation marketing qui sera faite du site a enclenché une vague révolte et de désinscription. Le site compte cependant 46 millions d'utilisateurs et 200 000 supplémentaires s'inscriraient chaque jour. J'ai du mal à voir si cette prise de conscience pourrait à terme entraîner la fin de ce site, comme c'est arrivé à d'autres phénomènes internet auparavant, ou si cet épisode sera oublié d'ici quelques semaines ...


Par Marc - Publié dans : Facebook
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Mardi 20 novembre 2007
Oui, celà faisait effectivement plutôt longtemps que je n'étais pas venu m'exciter sur mon blog. Pour comprendre un petit peu le cheminement, j'ai laissé l'édito que j'avais écrit au début de l'année, et j'ai rajouté un édito bis pour novembre 2007. Deux coups d'oeil à gauche de la page vous permettront de comprendre. Avis à ceux qui se sentent pousser des velléités de tenir un blog ... :-)

Le contexte des élections était tout à fait propice à moult commentaires d'une campagne présidentielle tout à fait grotesque, donc d'autant plus tentante à commenter. Depuis l'élection de Sarkozy, il aurait bien l'avis de recherche concernant la gauche française à décrire (ça viendra sûrement) ou quelques sarcasmes à émettre sur notre sport national : la grève. Mais un autre phénomène récent m'a donné envie de refaire quelques commentaires : Facebook.

Ca sera donc le thème abordé pour mon retour aux analyses d'actualité. Je me donne quelques jours pour formuler ces quelques constatations et refaire avec émotion mon premier post sur ce blog ....
Par Marc - Publié dans : Politique
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Mercredi 28 mars 2007

Il semblerait qu’un bon candidat à l’élection présidentielle doive également être doué en slalom discursif. En effet, il faut régulièrement envoyer des messages bien de droite, puis bien de gauche, afin que chacun puisse dans les discours d’exhibition trouver une phrase qui lui plaise et ainsi arriver à la conclusion qu’il n’est pas mal du tout, ce candidat.


Les derniers exemples en date : Ségolène et le drapeau versus Sarko et les prolos. Sarko nous a offert une belle virée à gauche avec ses passages dans les usines pour vanter le courage des travailleurs et les apports idéologiques de Blum et Jaurès. Tout à fait crédible, constant, de droite. Il nous a frôlé le Arlette : il ne lui manquait plus que le verbe spolier à la bouche. Ségolène, après nous avoir parfois démonté les patrons sans vergogne qui exploitent les travailleurs (jusque là, c’est son rayon) nous avait déjà fait une pointe d’encadrement militaire pour les délinquants. Une petite récidive nationale avec le coup du drapeau, histoire de riposter au ministère de l’intégration et de l’identité nationale de Sarko. N’y aurait-il pas comme un petit mélange des genres ?


Le plus désolant est que la stratégie peut-être réadaptée quasiment quotidiennement. Le Canard d’aujourd’hui 28 mars nous a redonné quelques exemples de l’arrogance de Ségolène vis-à-vis de son équipe. Une brève page deux intitulée « Surprises de campagne » montre que son équipe apprend au gré des discours quels seront les nouveaux thèmes de campagne de jours à venir. Elle improvise donc ses prises de position sans avoir l’air le moins du monde gênée de se dédire 3 fois par semaine. Nous avons eu l’exemple de régularisation pour tous les parents sans-papiers d’enfants scolarisés le 23 mars au soir et la régularisation « au cas par cas » le lendemain. Olé. Merci Ségolène, de nous prendre pour des cons.


La même en version Sarko. Après nous avoir ému avec Jaurès et Blum, coup de barre à droite pour ratisser un petit coup du côté de chez Le Pen. D’où une jolie association entre immigration et identité nationale, ça fait toujours son effet.


Décidément, c’est toujours la grande classe politique, une élection présidentielle ….

Par Marc - Publié dans : Elections
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